Une pratique systématique du dessin permet de passer le temps. Et, à l’image des alluvions déposées par la rivière, des dessins empilés peuvent donner la mesure du temps qui passe.
Les trois séries du temps des alluvions réunissent trois cent soixante dessins pour constituer un triptyque composée de 3 volumes associés à 3 vidéos.
Tandis que les feuilles superposées composent un bloc dont une seule image émerge, l’ensemble se confond en une animation en boucle.
L’opacité des volumes, mise en regard des flux vidéo, donne à voir le processus mis en œuvre pour témoigner d’un temps passé aussi présent qu’inaccessible.