Cette animation projetée sur les trois plans d’un angle de la salle d’exposition, fait exister un espace virtuel qui se superpose à la réalité. Tel un portail ouvrant une perspective sur une dimension cachée au cœur même de l’espace dans lequel nous évoluons.
Au sein de ce lieu, plongé dans la pénombre, apparaissent des lignes mouvantes, des teintes graduées, qui dessinent des plans et sculptent l’espace. Et font parfois sourdre l’obscurité des vibrations lumineuses que nos yeux produisent eux-mêmes, par d’étranges mécanismes liés à la persistance rétinienne.
De ce paradoxe vient que nous ne savons plus si ce que nous percevons est objectif ou inventé par nos sens. L’installation joue ainsi de nos croyances, évoquant un au-delà pour troubler nos certitudes quant à la nature du réel.